Se préparer pour l’interview

Le meilleur moyen de vous préparer consiste à vous mettre en situation. Dressez une liste des questions qui vous seront immanquablement posées (lire par ailleurs), demandez à un proche de vous les poser et testez votre capacité à y répondre de manière convaincante.

Deuxième astuce : préparez, vous aussi, une liste de questions ! Des questions pertinentes, bien évidemment, dont la réponse ne figure pas sur la page d’accueil du site web. Soyez concret, en demandant par exemple sur quels logiciels vous serez amené à travailler, en vous intéressant aux méthodes de reporting ou à toute autre sujet en lien direct avec la fonction : ce sera le meilleur moyen de convaincre votre interlocuteur de la réalité de votre intérêt…

Les 3 questions à bien maîtriser

Lors d’une interview, vous devez montrer que vous avez de l’envie, de la niaque et du répondant. Ce sera d’autant plus facile si vous avez pris la peine de bien préparer ces questions qui, immanquablement, vous seront posées.

  1. Que pensez-vous pouvoir nous apporter ?

C’est « la » question-piège car elle vous invite à parler de vous en priorité… alors que le recruteur souhaite en réalité que lui parliez de lui ! Il veut que vous lui démontriez que vous avez compris ses besoins et que c’est sur cette base seulement que vous pensez que vos compétences lui seront utiles. Inutile de lui rappeler que vous parlez espagnol si c’est le néerlandais qu’il recherche…

  1. Pourquoi voulez-vous travailler chez nous ?

Si vous vous êtes bien préparé, vous êtes sur des rails. Vous savez que les arguments développés dans votre lettre de motivation ont porté. Veillez évidemment à être convaincant, montrez-lui que vous avez mené des recherches complémentaires depuis que vous avez appris que vous étiez sélectionné, et que ces recherches vont encore davantage convaincu de ses attraits : ses produits, ses valeurs, sa culture d’entreprise, son ambiance de travail… les arguments ne manquent pas.

  1. Quels sont les points forts de votre personnalité ?

S’il ne s’agit pas d’une question-piège, c’est une question… embarrassante. Trois règles d’or : restez vous-même, car il est de toute façon très difficile (et contre-productif) de mentir sur sa personnalité, ne montrez pas votre hésitation, car cela prouve que vous n’êtes pas sûr de vous et que vous ne vous êtes pas préparé, et tentez d’en savoir davantage sur ce que votre interlocuteur recherche. Interrogez-le par exemple sur ce que les tests psychotechniques ont révélé, et sur ce qu’il voudrait voir éclairci.

Les 3 erreurs à éviter à tout prix

  1. Rester passif.

Le gros défaut des candidats, surtout s’ils sont jeunes, c’est la modestie. On ne leur demande certainement pas d’être prétentieux ou arrogants, mais on attend sûrement d’eux qu’ils montrent qu’ils ont confiance en eux, en leur potentiel, en ce qu’ils peuvent apporter. Le recruteur appréciera d’avoir en face de lui une personne franche, ouverte, assertive, prompte à saisir la balle au bond.

  1. Montrer son impréparation.

On l’a dit : poser des questions, c’est bien, pour autant que cela plaide en votre faveur. Vous devez donc dépasser un niveau minimal de connaissances au sujet de l’employeur, au risque sinon d’être pris pour un touriste. N’oubliez jamais que vous n’êtes pas le seul à être interviewé. Évitez donc tout ce qui peut d’emblée jouer en votre défaveur. Cela vaut aussi pour votre apparence, qui ne peut pas être négligée.

  1. Se concentrer sur ses propres intérêts.

Évitez absolument de poser d’emblée des questions relatives au salaire, aux horaires, aux jours de congé. Évitez aussi de montrer que seule votre carrière ou vos ambitions comptent. Interroger votre éventuel futur employeur sur les formations dont vous allez bénéficier est légitime, mais n’oubliez pas que ce qu’il recherche, c’est avant tout ce vous allez lui apporter !