3 questions à un DRH

Vincent Theunissen | HR manager chez EVS
1) Que recherchez-vous dans un CV et une lettre de motivation?

Au niveau du CV, nous vérifions avant tout que le candidat dispose bien des compétences techniques et des diplômes requis. Dans un domaine technologique comme le nôtre, c’est essentiel. Si le candidat ne répond pas à ce premier critère, nous n’investiguons pas plus loin. C’est en tout cas ce qui prévaut chez EVS. Le CV constitue pour nous une sorte de check-list qui nous permet de vérifier que le candidat correspond bien au profil que nous recherchons pour le poste vacant. Le CV doit être clair et concis. Les éléments-clés qui s’y retrouvent doivent être identifiables au premier coup d’oeil.

Concernant la lettre motivation, nous sommes attentifs à l’originalité dans sa présentation car cela peut traduire une certaine personnalité du candidat. Je veux dire, on sent directement de quoi il parle que ce soit au travers d’une expérience vécue lors d’un stage, ou au travers de sa bonne connaissance de l’entreprise. La lettre de motivation doit permettre au candidat de s’exprimer, de dire qui il est, d’évoquer ses centres d’intérêt et ses domaines de prédilection, de montrer et de démontrer qu’il s’est renseigné sur l’entreprise et ses produits. C’est tout cela qui fait la différence. Une lettre de motivation banale ou recopiée d’Internet n’attirera certainement pas notre attention.

2) Que conseillez-vous à un candidat pour mettre en évidence ses compétences-clés?

Première chose, il doit identifier clairement les compétences dont il dispose. Il doit ensuite exposer ses expériences probantes liées au business (stages), puis tenter de traduire qui il est en faisant référence à des activités diverses et variées (mouvement de jeunesse…) auxquelles il a pris part. Ces dernières ne sont pas forcément directement liées à la fonction mais nous permettent de voir si nous sommes ou pas face à une personnalité équilibrée et construite sur de bases saines. Un autre conseil que je donnerais – c’est apparu avec le réseau professionnel LinkedIn – c’est de glisser dans son CV quelques lignes, un “summary” de ses compétences et de ses centres d’intérêt avant l’énumération de ses diplômes. Cela nous permet d’avoir en un coup d’oeil un apercu de qui est la personne. Enfin, il est important que le candidat veille à ce que son CV soit en adéquation avec ce que l’on trouve sur LinkedIn et sur les autres réseaux sociaux car il nous arrive très souvent d’aller “googliser” le candidat lorsque nous réceptionnons son CV. Dans notre activité, cela a du sens.

3) Quelles sont les erreurs qui sont “impardonnables” à vos yeux et qui valent d’emblée une disqualification?

Même si cela peut paraître un peu vieux jeu à l’époque des textos, je pense que l’orthographe reste un élément essentiel. Le CV est un acte officiel, c’est quelque chose que l’on n’envoie pas à la légère. S’il contient des fautes d’orthographe, cela donne l’impression qu’il n’a pas été relu ou que l’on n’y a pas accordé l’attention nécessaire. Par conséquent, on ne peut s’empêcher de s’interroger sur la capacité du candidat à apporter davantage d’attention et de précision dans son travail au quotidien. Les imprécisions constituent également une source de disqualification. Surtout pour un jeune qui sort de l’école. Il est important d’organiser avec cohérence les dates sur un CV de façon à ce que – on y revient toujours – nous puissions repérer immédiatement les compétences et les atouts du candidat.